[Ceci n’est pas une Oraison funèbre]

[Ceci n’est pas une Oraison funèbre]
[Ceci n’est pas une Oraison funèbre]
 
Ceci n’est pas une Oraison funèbre. Ceci est une Oraison vivace. Une épopée exubérante de ta vie. Tu nous demandais régulièrement de célébrer la vie. Célébrer ta vie, c’est célébrer un homme qui a aimé la vie, qui l’a vécue pleinement, c’est célébrer un homme qui a bâti des citadelles d’amour, qui s’est donné à cent pour cent dans chaque bataille, qui a décroché les étoiles pour les siens, qui a été lui-même une étoile. Sur les stèles aujourd’hui et demain nous écrivons ton nom en lettres couleurs d’or. Couleur d’or de courage et d’abnégation. A l’image de ce que tu as été.
 
Gaston KABWA, Théthé pour tout le monde et Bwanga pour les très intimes, tu es parti, c’est irréversible.
Cher Théthé, tu vas nous manquer horriblement. C'est avec ces quelques mots que nous te disons au revoir, convaincu que l'histoire te rendra la reconnaissance que tu mérites. Tu étais conscient du temps qui file, du temps qui court et dévore les précieux jours de nos vies, alors fidèle à ton caractère impétueux, courageux et volontaire, tu t’es décidé à aller encore plus vite que lui, à briller dès ton jeune âge, à accomplir en une vie-éclair, les réalisations de plusieurs vies. Tu as gagné ton pari, tu as vaincu le temps et son allure de sprinter fou, tu as emprunté à la lumière sa course, et tu as étincelé avant qu’il ne te rattrape enfin, mais « mort, où est ta victoire ? ».
 
J’aimerai conclure mon propos en m’adressant à Olga, l’épouse de mon Yaya, à ses enfants, Dylan, Tracy et Yvan, à ses frères et sœurs, à sa grande famille, à ses amis, à ses collègues, à vous aussi respectueusement, Monsieur le Président de la république,
En ce moment, je vois Théthé, il nous regarde, malgré la trame de tristesse qui voile son regard, il est serein, il accepte la volonté de Dieu, et il nous dit, avec des yeux brillants, remplis de toutes les étoiles d’amour qu’il a semé durant sa vie, il nous dit :
 
« ne pleurez pas sur moi
ne pleurez pas sur une histoire qui ne vous appartient plus
chantez l’histoire qui vous appartient désormais
celle que nous avons écrite ensemble
chantez l’histoire qui vous appartient
parce que je vous l’ai donnée
et parce que je l’ai écrite avec vous
dans les lumières, dans les ombres
dans la furie à vivre des nuits d’ambiance interminables
dans la rage à gagner chaque bataille
dans les danses à dessiner
les arabesques singulières de nos trajectoires
dans les éclairs de génie qui me venaient en marchant
en dansant
en chantant
en professant
en plaidant
en m’échinant sur ma table de travail
en aimant
cette histoire vous appartient
et personne ne pourra vous la prendre »
il nous dit aussi :
« à Dieu
à demain
à ces jours de demain
qui ne m’appartiennent plus
je dis de prendre soin des miens
de prendre soin de vos cœurs meurtris »
 
Merci Théthé, merci pour tout.
 
Extrait de l’Oraison prononcée en l’honneur du Professeur Gaston Kabwa Kabwe alias Théthé, décédé le 23 juin 2021.
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