Semaine 33/2019

Semaine 33/2019

Le jour où j’aurai le génie de traduire la beauté de ce pays, la beauté des gens de ce pays, la poésie de cette ville, la beauté des gens de cette ville, la musique de nos parlers, la peinture de nos paysages, le bruit de nos rues, la folie de nos rires,

le frémissement de nos nuits, la bêtise de nos cuites, la verdure de nos arbres, le bleu-magie de notre ciel indifférent à nos conneries, bref la dramaturgie de nos âmes et des corps qui les portent avec autant de grâce romanesque que de bêtise sublime, le jour où je pourrais traduire tout ça dans un texte, dans une pièce, dans un roman, ce jour là, je pourrais dire que je suis un écrivain de ce pays.

En attendant, ceux qui ont le plus approché la perfection de dire le Congo, les congolais, Leo-Kinshasa et les Kinois sans trahir beaucoup de leur beauté, ce sont nos chanteurs et nos musiciens.

J’avoue que le concert des mots c’est aussi beaucoup mon hommage à notre musique, sans doute la discipline artistique la plus aboutie chez nous, parce que celle qui sait le mieux parler de nous aux autres et de nous à nous-mêmes. Celle qui a trouvé le filon secret de notre langue et qui a appris à nous en fabriquer une rien que pour nous.

Les Kabasele, les Lwamba, les Ley, les Nyoka Longo, les Wemba, les Lutumba, les Nico, les Koffi, les Lokwa, les Fally, les Ferre, les Mpiana, les Lexxus, les Alesh, les Makaba sont ceux parmi qui ont chanté notre âme et à notre âme.

Jean Goubald Kalala est l’un de mes préférés. Il est surtout unique. Il est une voie et une voix, une empreinte unique, une trace et une classe. Je lui ai demandé d’être le parrain de cette édition du Concert des mots et il a accepté. Biatitudes riment avec gratitudes. Je dis Merci et à vous bonne semaine.

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