A mes morts...

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On a coutume de dire que les proches qui traversent le fleuve qui sépare les vivants et les mots, les gens qui ont été et les gens qui sont, emportent toujours quelque chose de nous.

On a coutume de dire que les morts s’en vont avec des morceaux de nous, des lambeaux de ce qu’ont été les vies à se côtoyer sur ce monde, à se soutenir pour rester debout, à respirer les mêmes airs, les mêmes rires, à ravaler les mêmes larmes.

logi 512On a coutume de dire qu’ils nous arrachent notre chair, des tranches de nos cœurs, des portions de nos vies, ils s’enfoncent avec, dans les limbes insondables qu’est leur désormais monde.

On a tort,
Nos morts n’emportent rien de nous, ils nous ont déjà tout donner. Leurs vies, leur engagement, leur amour, leur sourire, leur présence, leur colère, leurs imperfections, bref leur humanité.

Les morts n’emportent rien avec eux, ils nous laissent tout. Ils nous laissent des morceaux d’eux à continuer à promener sur ces chemins qui ont été leurs et nôtres.

Nous avons tous, chacun, quelque chose d’eux, ces morts qui nous lèguent leur vie, la flamme de leur vie, le feu sacré qui tenait allumé leur souffle pour que le nôtre ne palisse point.

Les morts ne sont pas partis, ils sont en nous, ils sont nous.

Les morts ne sont pas morts, disait le poète, parce qu’ils sont en nous, ils sont nous.

A mes morts.

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