Mes échecs ( fin )

Mes échecs ( fin )

Je ne vais pas raconter un nouvel échec. J’en ai connu beaucoup d’autres. J’en connaîtrais probablement encore le reste de ma vie. Mais aucun de mes échecs ne m’a jamais abattu. Certains ont même été des bénédictions pour moi.

La vie est une formidable école et l’échec est l’un des professeurs le plus efficace. Et parfois ce qui paraît être un échec ne l’est pas en définitive.

Dans la troisième partie, j’ai raconté comment j’ai échoué à une interview qui devait changer ma vie. Et ben, vous savez quoi ? J’ai été pris finalement. Quelques semaines après mon crash, Me TK m’appelle : « le prof m’a dit que tu t’es manqué à sa question test ? ». J’ai marmonné un acquiescement bougon. « Mais il me dit globalement il a apprécié ta manière d’aborder la question. Il te prend. »

Voilà comment ma carrière d’avocat a pris réellement son envol : par un joli petit raté. Plus tard, le Prof m’a expliqué qu’il avait apprécié ma manière d’échouer, le réflexe de parler de ce que je savais sur une question dont je ne savais rien. Ça ne l’a pas empêché chaque fois qu’il en avait l’occasion de me charrier sur le fait que j’avais chuté sur une question qui était sensée faire partie de mon domaine de spécialité. Ce qui m’a d’ailleurs poussé à écrire un article sur « la rupture du contrat de travail » et examiner cette question d’arbitrabilité du litige de travail.

Les échecs font donc partie de la
Vie. On peut en faire une source de motivation et de force. J’en ai connu un qui m’a beaucoup fait souffrir pendant des années, moi et mon épouse, le fait d’attendre un bébé, mais qui est aujourd’hui derrière nous grâce à Dieu. Mais cette épreuve m’a fait prendre de l’épaisseur en tant que mari et en tant qu’humain.

Il est plus facile de parler des échecs quand on a pris sa revanche. Il y a des échecs dont je ne suis pas encore prêt de parler. Les blessures sont encore vives. Mais le plus important c’est qu’aucun échec ne m’a jamais laissé par terre pendant longtemps. Tant qu’on apprend, on tire les leçons, tant qu’on se relève, tant qu’on recommence fort de l’expérience acquise, on n’a pas encore échoué.

J’espère que ces récits auront servis à quelque chose à quelqu’un. Aux chercheurs d’or comme moi, à ceux qui ne s’arrêtent pas de creuser comme moi, je souhaite bonne chance, peut-être qu’un jour nous nous croiserons dans les galeries que nous aurons taillées dans nos rêves.

#MesEchecs

@Biatitudes,

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